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Défi 7 : Construire une feuille de route de la ville durable et intelligente

Produit éditorial
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De la difficulté de construire des villes à la fois durables et intelligentes et l'opportunité d'explorer des potentiels locaux et lowtech

Défi 7 : Construire une feuille de route de la ville durable et intelligente

Lancée début 2017, la démarche collective "Agenda pour le Futur" de Transitions² rassemble les actions à engager et les messages communs à adresser pour mettre le numérique au service de la transition écologique. Ces actions sont rassemblées en une vingtaine de défis. Découvrez les tous ici.

 

1- Opportunités et tensions : à quels enjeux numérique et écologie doivent répondre ensemble ?
 

Les programmes de “ville durable” (depuis les années 1990) et “intelligente” (ou smart, depuis le milieu des années 2000) se sont développés à partir de points de vue différents.

  • La ville durable décrit une réorientation politique des priorités urbaines autour

    • d’objectifs de soutenabilité économique, sociale et environnementale - “satisfaire les besoins du présent sans compromettre ceux des générations à venir” -,

    • et d’une gouvernance inclusive au service de ces objectifs. Les outils de ces stratégies, en particulier les Agendas 21 et les Plans Climat, prennent peu en compte le numérique.

  • La ville intelligente décrit l’intégration de multiples technologies numériques pour améliorer la connaissance, l’efficacité, l’efficience et la capacité d’innovation des “systèmes urbains”. On en attend des bénéfices dans un grand nombre de domaines, parmi lesquels l’environnement. Les outils prioritaires sont les systèmes d’information et l’innovation numérique, développés au travers d’alliances formelles ou informelles entre les entreprises et les acteurs publics. Comme l’indique l’étude du CGDD sur le sujet (2016), les priorités des villes intelligentes sont avant tout le développement économique, la qualité et la productivité des services publics, le développement durable arrivant loin derrière.

 

Cependant, certaines des promesses affichées rapprochent les deux modèles : une volonté inclusive, un accent sur la participation et les “changements de comportement” des citoyens, l’existence dans la plupart des projets smart d’objectifs environnementaux (rarement prioritaires)...

 

En outre, après une période où les “villes intelligentes” étaient avant tout des démonstrateurs technologiques, on assiste à une forte reprise en mains par les territoires (voir le rapport du député Luc Belot en 2017) et à une montée en puissance des entreprises spécialisées dans les services urbains.

 

Il semble donc à la fois possible et nécessaire de rapprocher ces deux perspectives, sans cependant masquer la tension de fond entre deux “agendas” : l’un centré sur l’économie et les services, l’autre sur les dimensions sociale et environnementale.

 

2- L’Agenda de Transitions² pour une ville durable et intelligente

 

Ils travaillent déjà à relever ce défi au sein de la communauté Transitions²

Un certain nombre de territoires ont explicitement relié leurs stratégies “smart” et “durables” :

  • Les 53 villes européennes signataires de la “Charte numérique verte” (en France, Bordeaux, Nantes, Nice, Rennes, Roubaix) du réseau Eurocities. La charte engage les signataires à “exploiter les technologies numériques afin de répondre aux changements climatiques, en particulier pour augmenter l’efficacité énergétique”.

  • Les membres du réseau Fab City (parmi lesquels Paris, Toulouse et la région Occitanie), qui promeut “un nouveau modèle de développement localement productif et globalement connecté” où “les citoyens sont en capacité de prendre leur destin en mains, deviennent plus résilients et où la réduction drastique de l’usage de matériaux et d’énergie font émerger un système plus écologique.”

  • Paris et son plan stratégique “Paris intelligente et durable”...

 

Du côté de la recherche, l’Iddri a exploré le potentiel de  “la ville intelligente au secours de la ville durable” à partir des enjeux de données.

 

Plusieurs travaux de la Fing relient entre eux le numérique urbain et la ville durable : “Pour une mobilité plus libre et plus durable” (2009), Softplace - Systèmes et stratégies des lieux partagés (2016), Audacities (2017).

Enfin, le kit “Agir Local” publié en 2017 dans le cadre du programme Transitions² fournit des pistes à la fois thématiques (énergie, mobilité, proximité…) et méthodologiques (connaissance et data, acteurs…).

 

Quelles actions collectives la communauté Transitions² a t-elle envie de pousser plus loin ?

  • Rapprocher de manière volontariste les projets de ville intelligente et de ville durable : méthodes de conception, indicateurs, programmes de soutien, observatoires, porteurs au sein des territoires et des ministères, etc.

  • Développer la question de la maîtrise collective des infrastructures et “infostructures” numériques territoriales (réseaux, clouds, plateformes, données), en lien avec sa dimension environnementale.

  • Explorer le potentiel d’un numérique local, low-tech et inclusif : technologies, accès, résilience, neutralité… et ses usages au service de projets de partage, mutualisation, circuits courts, “communs”, etc.

 

 

Ressources :


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