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Synthèse des ateliers participatifs "Agenda pour le Futur" - 23 mars 2017

Récit, expérience
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Fab Cities, économie circulaire, Civic Tech, ...

Synthèse des ateliers participatifs "Agenda pour le Futur" - 23 mars 2017

Vous trouverez ci-après les synthèses des 4 ateliers participatifs menés le 23 mars 2017 durant la 1ère journée Agenda pour le Futur. Ces ateliers ont été impulsés par les participants après la première partie de la journée consacrée aux différentes interventions d'acteurs pluridisciplinaires. Ils visaient à produire des premières pistes d'exploration, à identifier les barrières à surmonter sur chacun des sujets afin de les mettre à l'Agenda pour le Futur et enfin à esquisser les premières actions concrètes à "mettre à l'agenda".

 

Atelier : Économie Circulaire et Obsolescence programmée
 

Participants :

  • Daniel Clément (Ademe)

  • Emmanuelle Moesch (Institut Economie Circulaire)

  • Solène Merer (Les Petits Débrouillards)

  • Jacques-François Marchandise (Fing)

  • Marinolla Copat (IYWTO)

  • Yannick Rumpala (Université de Nice)

  • Marine Albarede (Fing)

 

Nos questionnements :

 

  • Beaucoup d’initiatives très thématisées sont menées sur les territoires mais sans qu'il y ait de transmission d'un territoire à l'autre. Le numérique pourrait outiller la construction de réseaux.

  • En revanche, si beaucoup d'initiatives existent le retour d'expérience est encore insuffisant pour savoir si elles peuvent faire levier. (ex : Numérique et circuits courts alimentaires)

  • Manque de données concernant les flux logistiques sur les territoires : ce qui entre, ce qui sort.

  • Le défi du localisme : Dans quels domaines la micro-échelle est-elle tenable sur du long terme ? Quelle est la « bonne » échelle ?

 

Les tensions autour du sujet :

 

. Comment dépasser les biais cognitifs ? Comment le numérique peut aider à cela ? En travaillant sur le parcours utilisateur des individus ?

 

. 2 approches de l'économie circulaire existent, l'économie circulaire centrée sur le citoyen VS l'économie circulaire macro :

→ Peut-on imaginer des objets conçus pour être réparés ? Pour être réutilisés ?

→ Est-ce qu’on a du modèle classique de l'économie de la fonctionnalité ? Qui seront réparables uniquement par les fabricants ?

Ou au contraire réparables grâce à un réseau RepairCafés, petits réseaux d’artisans/réparateurs agréés, etc. (un autre exemple précis, les jouets…)

→ Quid de l'économie familiale ?

 

.Importance des facteurs sociaux et géographiques :

difficultés à avoir ce genre de pratiques ? Ou au contraire propension à partager, débrouiller, etc...

périurbain : difficulté à gérer la proximité, problèmes de logistiques...

 

Qu'aurions-nous envie de faire ou produire pour progresser ?

 

  • Le numérique pour zoomer / dézoomer entre diverses échelles (d'autant que l'échelle pertinente selon les territoires est variable)

  • Pistes de recherche :

    • Travailler le lien entre les réseaux sociaux de proximité et l'économie circulaire

    • Regarder le sujet de l'économie circulaire et articuler le rural et l'urbain, les quartiers centraux et périphériques

    • Etudier les liens entre les sociabilités, le système D, les pratiques circulaires

  • Quel rôle des fablabs, repair cafés, etc. pour la diffusion d'une culture de la réparation, de l'échange ?

  • Avancer sur la question du tableau de bord territorial (quelle forme, pour quels usages, etc ?) :

    • Plateforme d’appariement

    • Plateforme inter-acteurs pour construire des stratégies collectives ?

    • Cartographie des dispositifs

    • « Mon territoire » : dashboard – Où en est-on ? Quelles marges de manœuvre et de progression ? Sur quoi peut-on agir ?

  • Mener une réflexion articulant l'économie de fonctionnalité, la question des objets réparables, des lieux, des réseaux de réparateurs... (peut-on penser des objets dont les cycles de vie seraient plus longs parce que conçus pour durer, pour que des pièces soient changées par les utilisateurs eux-mêmes ou par des artisans professionnels ou amateurs?)

  • Une piste à explorer : l'échelle de la famille, comme une échelle intéressante pour penser l'économie circulaire ?

  • Un vrai enjeu autour de l'éducation au territoire :

    • Dimension du maillage / consultation

    • Déployer une expertise d'usage (chercheurs, animateurs, etc.) - pour aller hors des champs de recherche

  • Quid de la traçabilité ? (géographique d'un bien, mais aussi traçabilité de l'état du bien... vers de la maintenance prédictive ?)

  • Le sujet des micro-unités de fabrication y compris du côté des industriels ?

  • Institut de l'Economie Circulaire : Une étude menée cette année sur le lien numérique / économie circulaire, et donc ouverture à des contributions, des ateliers, des formes de coproduction.

 

Atelier : FabCity
 

Participants :

  • Camille Urien (designeuse)

  • Mathilde Louerat

  • Jacques Noël (Tomaro)

  • Renaud Francou (Fing)

  • Gwenaël Roudaut (CGDD)

  • Hugues Ferreboeuf

  • Francesco Cara (Edinburg University/Cleanweb LTD)

  • Matthieu Brient (Rennes Métropole / LabFab)

  • Hélène Bréard (Les Petits Débrouillards)

  • Peter Sturm (Inria)

 

Nos questionnements :

 

.FabCity/SmartCity : Comment institutionnaliser ces mouvements ? Comment la vulgariser pour la diffuser, faire en sorte qu'elle s'installe plus naturellement ?

.Comment définir la meilleure échelle de développement ?

.Comment rendre agile, reproductible un modèle de FabCity ? Comment adapter la FabCity à chaque territoire au delà des opérations de communication ?

 

Les tensions autour du sujet :

 

.Comment faire évoluer les collectivités vers plus d'innovations ? Comment rendre les collectivités facilitatrices ?

.Contraste entre FabLab et FabCity

.Comment rendre les usagers acteurs des enjeux environnementaux ?

→ Travail avec les datas ?

→ Travail de diffusion des pratiques existantes ?

→ Travailler avec qui/pour qui ? Comment intéresser ceux qui seront amenés à vivre la ville ?

.Où est l'humain ? Où est le citoyen ?

 

Qu'aurions-nous envie de faire ou produire pour progresser ?

 

Côté Action publique :

> repérer ou enclencher un travail de monographies des Fab Cities existantes : a t-on des embryons de modèles ? Qui sont les porteurs (la Fab City 100% ascendante ? Un vrai portage public ? Des gouvernances plus fines ? ...) ?
> Un réseau internationale des FabCities/SmartCities : cela peut-il aider à la promotion du concept ? Risque d'institutionnalisation après la Smart City ?

 

Côté Innovation :
> Documenter les démarches de co-construction des Fab Cities : lesquelles sont documentées ? Par qui ? Comment les innovateurs et porteurs d'initiatives peuvent s'y référer et s'y insérer ?

 

Côté Recherche
> Une observation de la gouvernance, des jeux d'acteurs
> Un travail d'ethnographie des "leaders" (les électrons libres qui ont impulsé le mouvement) : leurs visions, leurs trajectoires de vie, comment ils déclenchent et mettent en marche des choses???
> Une meilleure connaissance des flux "DIDO" (Data In, Data Out) et une mise en perspective de la promesse des "circuits courts"

 

 

 

Atelier : Civictechs
 

Participants :

  • Pierre-Yves Longaretti (Inria)
  • Sophie Maheo (Fing)
  • Cecile Christodoulou (Fing)
  • Ugo Henri (Fing)
  • Emmanuel Prados (Inria)
  • Yvon Rastetter (Le pacte civique)
  • Sophie Jouineau (ITG consultants)
  • Marine Braud (WWF)
  • Brigitte Trousse (Inria & France Living Labs)

 

 

Nos questionnements :

 

.Les civictechs sont-elles vectrices de capacitation ou d'incapacitation ? Quelle prise en main des outils ? Quelles prises de position côté institutionnel pour favoriser la capacitation ?

.Comment éviter le biais du temps présent et/ou du localisme ?

.Quelle méthodologie, quel design ?

.Qui demande des civictechs ?

.Quelles ambitions de participation (participation, délibération, aide à la décision) ?

 

Les tensions autour du sujet :

 

.Quid de la mobilisation/participation ? La promesse d'impulsion bottom-up est réelle mais qu'en est-il dans la réalité ?

.De même la promesse de modifier les rapports de force politiques est présente mais jusqu'à quel point ces outils permette-t-il cela ? En ont-ils seulement l'intention ?

.Le numérique par l'ouverture du débat et des positions permettra-t-il de redéfinir des lignes de fuite plus proche des aspirations citoyennes ou créera-t-il des débats déstructurés et infertiles ?

.Le numérique est-il synonyme de plus de transparence par une possible traçabilité de l'évolution des débats et des arbitrages ou au contraire, pourvoyeur de plus d'opacité ?

.Ces outils vont-ils permettre de gagner ou de perdre du temps ?

 

 

Qu'aurions-nous envie de faire ou produire pour progresser ?

 

.Faire connaître ce qui existe déjà tant du côté de la démocratie participative traditionnelle que des nouveaux outils numériques.

.Manipuler et inviter à manipuler le plus possible tous les outils existants pour créer une acculturation et des retours d'expériences qui puissent être intégrés dans la définition itérative de ces outils.

.Créer une plateforme et/ou base de données recensant ce qui existe comprenant les objectifs, les usages, des retours d'expérience.

.Appuyer tout programme d'instruction civique diffusant la culture de la participation.

 

 

Atelier : Valoriser les initiatives

Participants :

  • Daniel Kaplan (Fing)
  • Sabrina Caron (Petits Deb)
  • Walter Bouvais (Androids & Sheeps)
  • Jean-Samuel Beuscart (Ifris)
  • Juliette Chabassier (Inria)
  • Claire Hallégouet
  • Anne-Cécile Orgerie (CNRS)
  • Laurent Lefebvre (Inria)
  • E. St James (Lip6)
  • Olivia Salvazet (Ademe)
  • Vaia Tuuhia (4D)
  • Julie Madon (Orange Labs)

Une orientation générale : de la valorisation à l’implication

La “valorisation” suppose que la valeur est créée a priori et qu’il s’agit juste de l’exprimer, pr des actions marketing et de communication. Or, si l’objectif est de produire des changements systémiques (et donc, entre autres, politiques), de telles actions ont peu de chances d’y parvenir. Il faut donc passer de l’idée de “valorisation” à celle “d’implication”, de plusieurs manières :

  • Collaborative :

    • Au niveau des questions elles-mêmes : s’impliquer dans les questions invite à s’intéresser aux réponses. La meilleure valorisation porte donc sur des projets auxquels les parties prenantes sont impliquées très en amont ; et dont le public connaît et peut discuter l’intention dès qu’elle commence à se formuler.

    • Au niveau de la production : sciences citoyennes (qui provoque cependant un certain malaise pour une partie des chercheurs : “qui va se mettre à valider mes protocoles, des choix hypertechniques que je fais ?”) ; making, réel (cf. Capteurs citoyens) ou symboliques (cf. Material Beliefs) ; crowdsourcing (ex. biodiversité, open solar map, mesure de la pollution), crowdfunding…
      [Voir aussi, sur un autre sujet : “
      Ce que les patients changent à la Santé”, Lift France 2011 - où il est entre autres question de Material Beliefs]

    • Au niveau de l’évaluation : une double évaluation scientifique et citoyenne, des propositions et pas seulement des impacts.

  • En termes de connaissance : faire en sorte que les initiatives produisent des connaissances communes et réutilisables.

  • Émotionnelle : une mise en récit, en désir, condition d’implication de publics a priori éloignés du sujet et de l’expertise.

Qu'aurions-nous envie de faire ou produire pour progresser ?

  • Expérimentation Petits Débrouillards - 4D : mise en récits et en chiffres (demander à Vaïa)

  • Socialiser les évaluations” : une idée de “reverse gamification”, qui partirait de la pratique pour décoder progressivement les mécanismes, règles et axiomes à l’oeuvre. Pouvoir zoomer et dézoomer à la fois (expérience personnelle / environnement). Des systèmes “multiscénarios” aidant à passer par étape des comportements, à leurs agencements, à des changements globaux associés.

  • Mobiliser des approches “sciences citoyennes” qui dépassent le seul échange discursif entre “experts” et “non experts” : cf. à nouveau Material Beliefs, les événements Emerge de l’Arizona State University, les travaux du Near Future Laboratory (Nicolas Nova, Julian Bleecker, parfois Bruce Sterling) - mobilisation du “design spéculatif” (qui produit des “meilleures questions” plutôt que des solutions) comme médiation entre science, technologie, parties prenantes et public.

Autres références intéressantes issues du design spéculatif (source : Daniel Kaplan) :

The New Weather Men, David Benqué (français, vit à Londres) : “a fictional group of activists who embrace Synthetic Biology to push for radical environmental change. Challenging the borders between activism and crime, their actions aim to disrupt the status quo and propagate an ambitious vision for the greater good.”

Studiolab, “a 3-year, Europe-wide initiative that merges the studio with the research lab. Funded by the European Commission Seventh Framework Programme in 2011, Studiolab is a European network that provides a platform for creative projects that bridge divides between science, art and design.”

 

 

Propositions d'ateliers non retenues lors de la 1ère journée :
 

.Quels Communs pour les mobilités douces ?

.Un LabTransitions2 pour prototyper des projets ?

.Comment la convergence des transitions écologique et numérique ne deviennent pas un nouveau facteur de creusement des inégalités ?

.Penser les nouveaux métiers de la Transitions2 et créer des outils d'expérimentation

.Comment caractériser les projets qui proposent une approche radicale pour réduire l'empreinte écologique (les Innovation "Facteur 4") ?Les lunettes des dispositifs de soutien à l'innovation doivent-elles changer, et en quoi ?

.Crash Test d'un guide pour les territoires : le numérique dans vos agenda 21, ça ressemble à quoi ?

.Comment le numérique peut éduquer et sensibiliser aux bonnes pratiques sur le web en terme de publication de contenu et stockage de données (cloud) ? Ou comment éduquer aux pollutions induites par le numérique ?

.Le numérique peut permettre de mieux intégrer les énergies renouvelables. Cependant il rend a priori les systèmes énergétiques plus vulnérables avec cette brique technologique supplémentaire. Comment traiter donc à la fois l'intégration des énergies renouvelables, et en même temps, permettre un fonctionnement urgence/secours capable de se passer du numérique ?


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